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Fire In Cairo

 
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TOBERR
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MessagePosté le: Lun Juil 30, 2018 17:36    Sujet du message: Fire In Cairo Répondre en citant

La chanson du lundi : Fire in Cairo

Fire In Cairo
Incendie au Caire

Slowly fading blue
Le bleu du ciel s’estompe lentement

The eastern hollows catch
Les vallons orientaux accrochent

The dying sun
La lumière du soleil couchant

Night time follows
Puis vient la nuit

Silence and black
Le silence et le noir

Mirror pool mirrors
L’eau miroitante reflète

The lonely place
Le lieu isolé

Where I meet you
Où je fais ta rencontre

See your head
Je vois les contours de ta tête

In the fading light
Dans la lumière qui décline

And through the dark
Et dans l’obscurité

Your eyes shine bright
Tes yeux brillent intensément

And burn
Et brûlent

Like fire
Comme le feu

Burn like fire in Cairo
Brûlent comme un incendie au Caire

Burn like fire
Brûlent comme le feu

Burn like fire in Cairo
Brûlent comme un incendie au Caire

Shifting crimson veil
Le mouvement d’un voile pourpre

Silken hips slide
Des hanches soyeuses glissent

Under my hand
Sous ma main

Swollen lips whisper
Des lèvres gonflées murmurent

My name
Mon nom

And I yearn
Et j’ai très envie

You take me in your arms
Tu me prends dans tes bras

And start to burn
Et tu commences à te consumer

F-I-R-E I-N C-A-I-R-O F-I-R-E I-N C-A-I-R-O F-I-R-E I-N C-A-I-R-O

Then the heat disappears
Puis la chaleur disparait
And the mirage fades away

Et le mirage s’estompe

F-I-R-E I-N C-A-I-R-O (xCool

Burn like a fire
Brûle comme un incendie

Burn like a fire in Cairo
Brûle comme un incendie au Caire

Burn like a
Brûle comme

Fire fire fire fire
Un feu un feu un feu un feu

Blaze like a fire in Cairo
Embrase-toi comme un feu au Caire

Blaze like
Embrase-toi comme

Fire Fire Fire Fire
Un feu un feu un feu un feu

Flare
Flamboie

Burn like fire
Brûle comme un feu

Burn like
Brûle comme

Fire in Cairo
Un incendie au Caire

Fire In Cairo : Regards croisés - par Claudia et Toberr - Juillet 2018

Claudia :
J’ai eu envie cette fois de me pencher sur Fire In Cairo, de la traduire et d’en parler. C’est une chanson que j’adore.

En 1979, c’est un tout jeune Robert Smith qui écrit ce brûlant texte plein d’ardeur au rythme entraînant et rafraîchissant. « Fire in Cairo »... Robert a-t-il écrit les paroles en s’inspirant d’un rêve ? D’un voyage en Egypte dont il aurait eu envie ? Pourquoi le Moyen Orient ?

En fouinant un peu sur le choix du lieu, Le Caire, j’ai appris qu’il y a eu des émeutes et un gigantesque incendie dans la capitale égyptienne en Janvier 1952. L’occupation en Egypte dure déjà depuis 70 ans, et les britanniques souhaitent avoir tout contrôle sur la région du Canal de Suez. Ce samedi 26 Janvier 1952, aussi connu sous le nom de Samedi Noir, des émeutiers ont mis le feu à des centaines de commerces, hôtels, restaurants, cinémas et autres lieux publics de propriété britannique au Caire, en réaction au meurtre de 50 policiers égyptiens, tués la veille par les troupes d’occupation lors d’une bataille dans la ville d’Ismaïlia. Les policiers auxiliaires égyptiens (qui étaient environ 700) avaient refusé de rendre les armes et les forces britanniques (environs 7000 soldats, les égyptiens étaient donc largement surpassés en nombre) avaient ouvert le feu. Lors du Samedi Noir, la plupart des incendies ont eu lieu en une trentaine de minutes. Un chaos bref mais sans précédent ayant eu d’énormes conséquences matérielles immédiates pour les britanniques (une perte financière de plusieurs millions) et source d’instabilité qui conduisit, un an plus tard, à un coup d’état, puis au retrait des troupes britanniques en 1954. Pour autant, Fire In Cairo n’est pas une chanson politique. C’est plutôt l’image du brasier, violent, destructeur et fugace qu’il faut à mon sens retenir.

Revenons donc aux paroles. Les premières lignes décrivent un paysage vallonné et désertique à la tombée de la nuit. C’est l’heure bleue dans un lieu imprécis, mais lointain, exotique, auquel Robert ajoute quelques petites touches orientales (l’Egypte si on en croit le titre, en tout cas sous une chaleur écrasante propice au mirage...). Nous sommes semble-t-il au bord d’une eau tranquille (un étang ? le Nil ? une piscine ?), près d’une eau lisse et miroitante qui reflète le décor (avant même que les personnages apparaissent, on est déjà dans le jeu des miroirs, l’image, l’illusion du réel). C’est un lieu où il se sent seul, loin. Dans la nuit tombante, une silhouette féminine se découpe alors, par petite phrases suggestives : les contours d’un visage, un regard brillant dans l’obscurité et des voiles de couleur pourpre, dont on imagine le froissement dans une danse orientale sulfureuse, allument en lui la flamme du désir. Le contact visuel est établi. Puis les corps se rapprochent : sous sa main, des hanches à la peau soyeuse. Sous ses yeux, des lèvres gonflées (est-il utile de souligner l’ambiguïté de cette image ?) qui, ajoutées à la couleur rouge sang du voile et celle de la flamme rougeoyante et ondoyante, évoquent clairement le baiser, la passion ravageuse, les plaisirs de la chair. Et notre protagoniste annonce clairement son envie d’étreinte, il se consume et se meurt de désir. Il épelle Fire in Cairo comme on épelle le nom de la personne aimée (qui murmure d’ailleurs son prénom à lui). Quelques lettres pour décrire le monde autour duquel tout tourne quand on est transi d’amour et/ou de désir, comme on répèterait un prénom comme un mantra, comme une formule magique, pour convoquer l’image de la personne qui le porte. Cette succession de lettres qui accélère le rythme de la chanson évoque l’emballement, l’embrasement. Puis soudain la chaleur disparaît et le mirage s’estompe, la magie s’éteint. Qui était cette créature ? S’agissait-il du récit d’un simple fantasme comme semble le suggérer le texte (des contours imprécis dans l’obscurité qui ne révèlent aucune identité en particulier, dans un pays lointain, inconnu, isolé dont il n’a qu’une représentation vague)? Où bien Robert veut-il par cette histoire simplement souligner le caractère éphémère, superficiel et illusoire de la passion, du désir physique qui perd sa magie une fois consommé ? Peut-être bien les deux.
Dans tous les cas, je me demande si Marie, sa compagne depuis l’adolescence, se posait des questions à la lecture/l’écoute des textes de son Robert, au moins au début de leur relation. Il me semble que Robert a toujours dit qu’elle ne croyait pas une seconde qu’il parlait de leur relation ou d’elle dans ses chansons. J’ai un peu de mal à y croire. Cela demande selon moi soit une confiance en soi à toute épreuve ou une paire d’œillères monumentale. Sans aller jusqu’à craindre la réponse, on peut au moins se poser la question. Robert exprime tant de doutes, d’interrogations et de réflexions sur la nature des relations humaines et amoureuses... Ne s’est-elle jamais projetée, elle et leur relation de couple dans ces textes ? N’a-t-elle jamais eu le moindre doute, la moindre interrogation, à force de l’entendre parler dans ses chansons d’illusions, d’abandon, de désir et de passion éphémères, de culpabilité ? A-t-elle simplement balayé ces doutes d’un revers de la main en rangeant les textes de son mari au rayon Fiction (haha Wink), comme les romans qu’il dévore et qui l’influencent tant ? Ou au rayon poésie, qu’il affectionne aussi beaucoup, et qui décrit si bien les agitations du corps, de l’âme et les sentiments universels ?

Je m’intéresse aussi à l’attrait de Robert pour le Moyen Orient et l’Asie, dont il apprécie l’art et l’esthétique, qui influencent d’ailleurs ses textes et parfois aussi l’esthétique du groupe. D’où lui vient-il ?
Il est d’ailleurs intéressant de mettre Fire In Cairo en regard avec le texte d’une autre de ses chansons: Kyoto Song. Pourquoi pas ? On y retrouve le rêve, même si a priori on est cette fois du côté de la peur, du cauchemar. Il est question d’une piscine également, mais de noyade, de perte de l’être aimé, dont l’image le plonge dans la confusion : réel ou illusion ? Il est aussi question de feu, de peau lisse et douce, d’une voix qui lui murmure à l’oreille. On retrouve toujours ces thèmes de la perte, de la disparition, la réalité/l’illusion, le rêve/le cauchemar.

Ces chansons ont en tout cas un formidable pouvoir d’évocation. Par petites touches souvent subtiles, Robert donne à voir et à ressentir, il sait créer des atmosphères et des images précises dans l’esprit de ceux qui sont sensibles à sa musique et à ses textes, qui sont pourtant souvent différentes d’une personne à l’autre. Ses chansons nous aident en tout cas à nous évader, mais aussi à réfléchir, nous interroger, mieux nous connaître (ou nous reconnaître aussi, souvent), donner du sens. Leur interprétation reste donc largement personnelle...

J’ai beaucoup de questions en suspens quand même. Qu’en penses-tu, toi, Toberr, de cette chanson ? Peut-être peux-tu m’aider à trouver des réponses, des pistes?

Toberr :
Depuis que je m’intéresse à Cure (et ça commence à faire un petit moment maintenant) j’ai toujours essayé de chercher des sens cachés et des références littéraires dans les textes de Robert. Quand tu m’as annoncé que tu comptais t’attaquer à Fire In Cairo je me suis dit... hum hum...que va-t-on pouvoir raconter?
J’ai lu ton interprétation et oui...ça se tient...mais je ne sais pas...il me manquait un truc...il me semblait avoir au fond de moi des idées que tu n’avais pas encore exprimées. Mais lesquelles?

Et puis, profitant d’être en vacances dans la maison de mon enfance, je suis allé au grenier chercher mes vieux cahiers sur lesquels j’avais l’habitude d’écrire lorsque j’étais ado....et j’y ai trouvé LE TRUC...ce qu’il me manquait dans ton analyse...

Tout d’abord je dois avouer que la plupart des mots écrits dans ces cahiers n’ont plus trop de sens pour l’adulte que je suis devenu...je n’y comprends plus grand chose...Ça tourne quand même beaucoup autour de l’amour, de la musique et bien sûr de Cure...

En tournant les pages je suis tombé sur celle-ci...y est écrit : « FIC... Aleister Crowley...Thelema... À approfondir... (Richard?) ». Je date ça de 1989 par là...

Et donc je suis allé chercher qui était ce Aleister Crowley ce matin...il m’était complètement sorti de la tête même si il devait être quand même présent dans mon inconscient et qu’il était le maillon manquant évident entre ton interprétation et la mienne que je vais te donner maintenant...

Pour commencer un petit résumé qui explique qui est Aleister Crowley: écrivain anglais de la fin du 19ème siècle, il est également adepte des sciences occultes, tarologue, astrologue...Beaucoup le trouvaientt un peu « perché ». Il pratiquait la « magie sexuelle ». Il est considéré comme le fondateur du satanisme moderne.
Je ne rentre pas plus en détail dans sa vie, beaucoup de sites internet lui sont consacrés si vous êtes curieux.

Une période de sa vie va par contre nous intéresser, en tout cas pour le sujet du jour qu’est Fire In Cairo.

En avril 1904, Crowley part en voyage de noces au Caire. Au court de ce périple, sa femme Rose entre en trance et lui annonce qu’il va recevoir une communication surnaturelle.
C’est ainsi que Aiwass (que Crowley décrira comme son Ange gardien) entre en contact avec lui...

Crowley publiera cette conversation (qui s’est réalisée en écriture automatique via sa femme Rose) quelques années plus tard dans son « Livre de la loi ». Ce livre se compose de 3 chapitres contenant chacun entre 60 et 80 idées...

C’est en lisant attentivement ces phrases que les bras m’en sont tombés et que j’ai compris pourquoi j’avais écrit dans mon cahier ces mots énigmatiques il y a 30 ans...
Je vous donne le lien pour consulter le livre et pour vous permettre de vous faire votre propre avis.
https://erreur42.fr/wp-content/uploads/2015/11/Crowley-Aleister-Le-livre-de-la-loi.pdf

Cet ouvrage est considéré comme une théophanie (une manifestation divine, au cours de laquelle a normalement lieu la révélation d'un message divin aux hommes).

Je vois dans la chanson de Cure cette histoire: le personnage se trouve sur les bords du Nil en Égypte dans un lieu isolé sans personne, la nuit arrive, et il aperçoit dans l’obscurité une créature aux yeux de feu. Cette créature sensuelle se déshabille et étreint le personnage...Le désir l’envahit...La créature est en feu...mais petit à petit le feu s’éteint...le personnage crie alors: F I R E I N C A I R O afin que le feu se ravive.....

Aleister Crowley a donné comme consigne de ni étudier ni commenter le livre. Une fois la lecture terminée il nous est demandé de détruire le livre et de faire des efforts d’imagination pour l’aborder différemment....
Comme je ne suis pas téméraire, je vais suivre ces instructions...je ne soulèverai que les parallèles entre ce Livre de la loi et le texte de Fire In Cairo...mais peut être que toi Claudia, tu braveras les interdits et iras plus en profondeur!!

Livre de la Loi - Chapitre 1 :
60. Mon nombre est 11, comme tous leurs nombres qui sont des nôtres. L'Étoile à Cinq Branches, avec un Cercle en son Milieu, et le cercle est Rouge. Ma couleur est noire pour l'aveugle, mais le bleu et l'or sont vus du voyant. J'ai aussi une gloire secrète pour ceux qui m'aiment.
61. Mais m'aimer est mieux que toute chose : si sous les étoiles de la nuit dans le désert, tu brûles à présent mon encens devant moi, m'invoquant d'un cœur pur, et la flamme Serpent au dedans, viendras-tu un peu en mon sein t'y reposer. Pour un baiser voudras-tu alors tout donner ; mais quiconque donnera ne serait-ce qu'un grain de poussière perdra tout en cette heure. Vous rassemblerez des biens et abondance de femmes et d'épices ; vous porterez de riches joyaux ; vous surpasserez les nations de la terre en splendeur et fierté ; mais toujours pour l'amour de moi, et ainsi viendrez-vous à ma joie. Je vous charge instamment de venir devant moi dans une seule robe, et couvert d'une riche coiffe. Je t'aime ! Je te désire ! Pâle ou pourpre, voilée ou voluptueuse, moi qui suis tout plaisir et pourpre, et ivresse du sens le plus intime, te désire. Revêts les ailes et éveille la splendeur lovée en toi : viens à moi !
62. À toutes mes rencontres avec toi la prêtresse dira - et ses yeux brûleront de désir alors qu'elle se tiendra nue et réjouie dans mon Temple Secret - Pour moi ! Pour Moi ! Appelant la flamme du cœur de tous en son chant d'amour.
63. Chante pour moi l'extatique chant d'amour ! Brûle pour moi des parfums ! Porte pour moi des joyaux ! Bois pour moi, puisque je t'aime ! Je t'aime !

Toberr :
On y retrouve des thèmes évoqués dans Fire In Cairo: le feu, la nuit, le désir, la couleur pourpre, le voile....et que dire de « Mon nombre est 11 ».... Comme le nombre de lettres dans F I R E I N C A I R O???

Livre de la Loi - Chapitre 2 :
16. Je suis l'Impératrice & le Hiérophante. Donc onze, comme mon épousée est onze.
23. Je suis seul : il n'y a pas de Dieu où je suis.

Toberr:
Toujours ce chiffre 11 et... « the lonely place where I meet you »? On peut encore y voir une multitude de similitudes ou d’allusions mais c’est à vous d’aller les chercher maintenant...

Pour conclure, Aleister Crowley a influencé un grand nombre d’artistes. C’est le cas des Beatles (que Robert cite dans ses premières influences) qui ont inséré une photo de l’écrivain sur la pochette de leur album Sergent Pepper (rang du haut, deuxième personnage à partir de la gauche) mais aussi de David Bowie qui parle directement de Crowley dans sa chanson Quick Sand ( I'm closer to the Golden Dawn, Immersed in Crowley's uniform, Of imagery)...Celui-ci chantera d’ailleurs ce morceau lors de son concert célébrant ses 50 ans avec.....Robert
Bon Claudia.... je délire ou bien?

Claudia :
J’en reviens pas. Mais où as-tu trouvé tout ça à l’époque ?! C’est passionnant ! En tout cas je ne trouve pas que tu délires du tout. C’est le même décor dans notre chanson, avec les même couleurs (le noir, le bleu, le pourpre), le désert sous les étoiles de la nuit, la flamme, les yeux qui brillent de désir, et F I R E I N C A I R O, la formule magique qui désigne le personnage féminin, 11 lettres pour la faire apparaître, et qu’il répète... 11 fois ! Et puis « Viens à moi » ... « And I yearn... » Ça fait trop de similitudes et d’allusions pour que ce soit un hasard !
Dis-moi, Robert a grandi dans une famille croyante, entre des parents catholiques et un frère plutôt mystique mais il est lui-même athée, pas vrai ?

Toberr :
Oui. Il en parle dans une interview (à 5min30) :
https://www.youtube.com/watch?v=MGJfgNLenfA&feature=youtu.be
Et il a rejoint le mouvement des Brights qui regroupe des personnes qui portent sur le monde un regard « naturaliste » libre de tout élément surnaturel ou mystique. (source Wikipedia).

Claudia :
Voilà. Donc, ce n’est donc pas du tout son genre de prendre au sérieux ce genre de texte, écrit par une sorte de gourou mystique, quelle que soit l’influence que ce Crowley avait sur les artistes (je me demande d’ailleurs d’où vient cette influence, sur tant d’artistes majeurs. Pourquoi ?). Dans l’interview d’Ardisson, Robert dit « Je n'ai aucune foi en quoi que ce soit, sauf ce que j'arrive à voir de mes yeux ou toucher de mes doigts" (et au passage, j’aime beaucoup cette vidéo que je n’avais pas regardée depuis longtemps !). Donc même si Robert s’est inspiré du Livre de La Loi, qu’il avait manifestement lu, ce n’était pas du tout un hommage rendu à Crowley. Au contraire, dans Fire In Cairo, il dénonce. Il montre dans sa chanson, de façon imagée, en recréant la même atmosphère, dans le même décor, que ce mysticisme, ces croyances, relèvent de l’illusion brève, du mirage, mais ne donnent pas de sens et ne rendent pas plus heureux. Ephémères comme la passion et le fantasme.

Toberr :
Oui, je pense que c’est ça. Enfin sauf si on fait fausse route avec Aleister Crowley...

Claudia :
En tout cas, si c’est ça, on est encore plus loin de la « pop song » légère que je ne le pensais !

Toberr :
Tu crois qu’ils vont nous prendre pour des fous ?

Claudia :
Ils le sont sans doute eux aussi un peu s‘ils ont tout lu jusqu’ici...
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Burn
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MessagePosté le: Lun Juil 30, 2018 19:20    Sujet du message: Répondre en citant

Genial !!!!
Vous êtes au top!!!! :
Cette expliquation de texte est tout simplement excellente!!!
J'adore!!!!
Bravo à vous 2!!! Wink
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fred le mallrat
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Inscrit le: 12 Sep 2005
Messages: 67
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MessagePosté le: Lun Juil 30, 2018 19:24    Sujet du message: Répondre en citant

Un petit Bits (émission sur le net d arte) sur l occultisme dans la pop culture
https://www.arte.tv/fr/videos/067125-014-A/bits-pop-occulte/
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valere
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MessagePosté le: Lun Juil 30, 2018 19:37    Sujet du message: Répondre en citant

"Sous ses yeux, des lèvres gonflées (est-il utile de souligner l’ambiguïté de cette image ?)"

Claudia, tu peux m'expliquer en mp l'ambiguïté de cette image? ^^
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shiboome
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MessagePosté le: Mar Juil 31, 2018 12:28    Sujet du message: Répondre en citant

GENIAL
Vous êtes dingues donc on vous aime !
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sly
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Inscrit le: 31 Aoû 2007
Messages: 3833
Localisation: Dieppe

MessagePosté le: Mar Juil 31, 2018 21:13    Sujet du message: Répondre en citant

Excellentissime Cool


et brillante démonstration.
_________________
Please come home
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bas de plafond
three imaginary boys
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Messages: 23

MessagePosté le: Sam Aoû 11, 2018 15:22    Sujet du message: Répondre en citant

c'est brillant, on y apprend plein de chose!
merci beaucoup
_________________
Vous lisez Minute?non? vous avez tord. Au lieu de lire tout Sartre, vous acheter Minute, vous avez à la fois la Nausée et les Mains Sales.
Pierre Desproges
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